« Il faudra prendre son mal en patience »
Faire le point sur les dysfonctionnements à répétition de la ligne A du RER et connaître les améliorations envisagées par la RATP. Tel fut l’objet de la rencontre entre Arnaud Péricard et Jean-Noël Blanc, Conseillers municipaux du groupe « Ensemble pour Saint-Germain », avec Eric Demaria, responsable de développement territorial de la RATP, le 1er avril 2010.
Les dysfonctionnements
Le responsable de la RATP a expliqué la situation actuelle de la ligne A où un parc de 85 rames (trains) effectue 661 missions (trains aller-retour) par jour.
Durant 160 jours au cours de l’année 2009, un million de voyageurs a utilisé cette ligne, contre 7 jours en 2003 ! Ces chiffres montrent l’accroissement du nombre des usagers, lequel va se poursuivre : « Les prévisions sur les dix prochaines années montrent un accroissement du trafic lié non pas à un développement des transports en commun dans le cadre du développement durable mais uniquement pour répondre au besoin dû à l’augmentation de la population en Ile-de-France. »
Eric Demaria a également évoqué les contraintes rencontrées sur cette ligne : la vétusté du réseau et le manque de communication.
Actuellement, le problème de la ligne A réside dans le fait qu’elle est multi tronçons, à la fois RATP et SNCF, à différents voltages, et que trois types de trains y circulent.
Côté information, Arnaud Péricard et Jean-Noël Blanc ont plaidé avec insistance une vraie communication, plus humaine, notamment à saint-Germain, avec la présence d’agents sur les quais : « Il est anormal de ne pas tenir informés les usagers des dysfonctionnements. Jamais un agent ne vient sur les quais pour expliquer la raison d’un retard. Cette présence éviterait bien des tensions ! »
Les solutions
Pour faire face à l’accroissement du nombre de voyageurs sur cette ligne, 30 nouvelles rames à deux étages (de 2640 places) seront mises en service, en remplacement des anciennes (de1760 places) : 12, fin 2011, 12 en 2012 et 6 en 2013.
Consciente de son retard, la RATP va effectuer des travaux de rénovation du réseau, de maintenance des trains et améliorer son système de communication et d’information des voyageurs.
Des actions de sensibilisation seront également entreprises car 50% des retards ont pour origine « l’incivisme » des usagers.
« Au regard des mesures annoncées par le responsable de la RATP, il faudra prendre son mal en patience avant fin 2011. Mais sans une politique d’investissement sur ce tronçon et sans une volonté commune de la Région et l’Etat pour offrir un réseau homogène et éviter ainsi l’engorgement du tronçon central traversant Paris, il y a fort à parier que l’usager saint-germanois aura encore beaucoup à souffrir des dysfonctionnements de la ligne du RER A» a conclu Arnaud Péricard.
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mercredi 14 avril 2010
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