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vendredi 19 février 2010

Quartier 3F au Bel-Air : Une réhabilitation bâclée


 Samedi 30 janvier 2010, Arnaud Péricard a souhaité refaire un point sur l’état d’avancement  des travaux de réhabilitation des immeubles 3F dans le quartier du Bel-Air, comme il le fait régulièrement depuis  le début de ce projet. Entamé en 2001, ce programme a déjà pris deux années de retard : problèmes de budget, problèmes avec les entrepreneurs.
Par ailleurs, la plupart des travaux effectués sont inachevés ou bâclés (câbles en aluminium, infiltration…). À l’issue de sa visite, Arnaud Péricard a estimé que cette opération de réhabilitation constituait un manque de respect intolérable des résidants.

Un serpent de mer de 10 ans
Ce dossier de réhabilitation tient du serpent de mer. Débuté en 2001, ce programme devrait se terminer en 2010, 2011, semblant  plus probable. Ce parcours du combattant a connu ses grandes dates :
Avril 2001 : L’Amicale élabore un « cahier de revendication ». Ce document met au grand jour la situation déplorable des locataires.  
Mai  2002 : À la demande de la CNL, l'administrateur  Henry Derien et l’Amicale contactent les services d'hygiène de la Ville. Le rapport effectué les 11 et 25 juillet et envoyé aux 3F constate le délabrement des immeubles.
24 Septembre 2003 : Une assemblée plénière est organisée par les  responsables des 3F en présence de l’architecte du Groupe Arcane. Les 462 locataires prennent connaissance  du projet de réhabilitation : intérieure et extérieure. La durée prévisionnelle des travaux est de 4 ans.
30 octobre 2003 : Il est annoncé que 279 des 462 logements seront réhabilités.  Le montant total prévisionnel des travaux s’élève à 12 340 756 €.  Le programme bénéficiera d’une subvention de l'État pour 1 234 000 €, de la Région Île-de-France pour 1 200 000 €, de la Ville 1 200 000 €, d’un prêt CDC à 3,45 % pour 7 500 000 € et de fond propres pour 1 200 000 €.
Janvier 2005 : Les travaux de la phase 1 démarrent seulement. Le retard est expliqué par la lenteur des négociations avec  la ville de Saint-Germain-en-Laye,  celle-ci voulant au départ ne donner que 600 000 €.
28 février 2005 : Avec le démarrage de la phase 2, l’intérieur des appartements est réhabilité.
 Début 2007 : La phase 3 débute et porte sur les extérieurs, les ascenseurs, les coursives et loggias. Ce programme n’est toujours pas achevé. La fin des travaux est alors annoncée pour juin 2010. Date qui paraît improbable.
2010 : La phase 4 dite de résidentialisation débutera. Il s’agit de la réfection des abords.

 Une insécurité latente
Aujourd’hui, peu de logements sont entièrement réhabilités. Mais plus grave encore constitue l’insécurité régnant dans ce quartier. Il suffit de parcourir les parkings pour comprendre l’horreur de la situation. Dans les sous-sols pouvant accueillir toutes sortes de trafics, les carcasses de voitures calcinées côtoient les immondices. Un nettoyage complet de ces espaces est indispensable.
À l’heure actuelle, les conditions de vie des habitants de ce quartier sont indignes d’une ville comme Saint-Germain-en-Laye.  

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